En 2025, SSG annonce fièrement des profits records et des dividendes en constante augmentation. Pourtant, dans le même temps, 80% des salariés risquent de ne pas bénéficier d’une augmentation en 2026. Les résultats de l’enquête Great Place To Work, publiés cette année, ne laissent aucune place au doute : la Direction a échoué à tenir ses promesses.
Les chiffres, eux, ne mentent jamais :
- Le leadership, la proximité managériale et la reconnaissance – trois priorités affichées en 2023 – s’effondrent respectivement de 11 points, 6 points et 10 points.
- En 2024, 36% des salariés n’ont pas été augmentés. Ce chiffre est passé à 60% en 2025, et tout porte à croire qu’il atteindra 80% en 2026.
- Pendant ce temps, 150 millions d’euros ont été consacrés au rachat d’actions, et le dividende versé aux actionnaires a doublé en dix ans. L’argent est là, mais il ne profite pas à ceux qui créent la richesse.
En 2023, la Direction s’était engagée à améliorer le leadership, à renforcer la proximité managériale et à mieux reconnaître le travail des salariés. Deux ans plus tard, force est de constater que non seulement ces objectifs n’ont pas été atteints, mais que la situation s’est gravement dégradée. Pire encore, les salariés les plus anciens, ceux qui ont donné des années de leur vie à l’entreprise, sont aujourd’hui poussés vers la sortie par des licenciements ou des ruptures conventionnelles, sans véritable accompagnement ni reconnaissance de leur contribution.
La situation est particulièrement critique au sein de l’entité SRES, où les indicateurs de crédibilité, de respect et d’équité sont en chute libre. Attendre sans agir, c’est accepter que la confiance s’effondre définitivement.
Face à ce constat accablant, la CGT exige :
- Des augmentations générales pour tous les salariés, dès 2026, afin de rétablir un minimum de justice salariale.
- Un plan seniors digne de ce nom, avec un accompagnement réel et des perspectives d’avenir, plutôt que des licenciements déguisés.
- La fin des économies réalisées sur le dos des salariés : les 150 millions d’euros dépensés en rachat d’actions doivent être réinvestis dans le travail et les conditions de vie de ceux qui font vivre l’entreprise.
- Des actes concrets et immédiats, et non des ateliers ou des promesses creuses. La confiance ne se reconstruit pas avec des mots, mais avec des décisions fortes.
Les salariés ont parlé. Les chiffres ont tranché. Il est temps que la Direction agisse enfin… »






