Au sommaire:
* Les dividendes augmentent, les salaires stagnent
* Retraites: non les informaticien·ne·s ne sont pas des robots
* 53ème congrès de la Confédération Général du Travail
* Traid-Union et l’argent
* Conseil de lecture
Notre sociĂ©tĂ© a annoncĂ© une forte hausse de son dividende, passant de 3,2 euros par action au titre de 2022 Ă 4,3 euros par action au titre de l’exercice 2023. Cette augmentation de 34 % tĂ©moigne d’une grande confiance de l’entreprise dans sa capacitĂ© Ă gĂ©nĂ©rer des bĂ©nĂ©fices.
Cependant, cette annonce est en dĂ©connexion avec la rĂ©alitĂ© des salarié·e·s de Sopra Steria. MalgrĂ© les bons rĂ©sultats de l’entreprise, les salaires des salarié·e·s n’ont augmentĂ© que de 4 % en moyenne, alors que l’inflation a fortement augmentĂ© cette annĂ©e et que la tendance risque de perdurer.
Pour rappel, Sopra Steria a dĂ©clarĂ© un bĂ©nĂ©fice net de 247,8 millions d’euros en 2022, en hausse de 32 %, avec un
chiffre d’affaires en croissance organique de 3 % Ă 5 %. Le groupe a Ă©galement atteint son objectif de taux de marge
opĂ©rationnelle d’activitĂ© de 8,9 %, contre 8,1 % un an plus tĂ´t. En outre, le flux net de trĂ©sorerie disponible du groupe s’est Ă©tabli Ă 287,2 millions d’euros, en augmentation par rapport Ă l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
Face à cette situation, les slarié·e·s de Sopra Steria réclament leur part du gâteau.
La CGT Sopra Steria appelle Ă une revalorisation salariale gĂ©nĂ©rale et significative pour que les salarié·e·s puissent bĂ©nĂ©ficier de la croissance de l’entreprise et de la hausse des dividendes. Les employé·e·s de Sopra Steria le mĂ©ritent.
Après avoir contribuĂ© au succès de l’entreprise. Il est temps que Sopra Steria prenne en compte les besoins de ses salarié·e·s et s’engage Ă une politique de redistribution plus juste des bĂ©nĂ©fices de l’entreprise. Les salarié·e·s de Sopra Steria doivent ĂŞtre reconnus Ă leur juste valeur et recevoir une part Ă©quitable de la rĂ©ussite de l’entreprise.
Les hausses de prix vis-Ă -vis de nos clients seront rĂ©percutĂ©es et indexĂ©es sur l’inflation, pourquoi pas les salaires ?
Les salarié·e·s de Sopra Steria demandent des augmentations de salaires gĂ©nĂ©ralisĂ©es indexĂ©es sur l’inflation. Nous invitons les salarié·e·s de Sopra Steria Ă se mobiliser pour dĂ©fendre leurs droits et faire entendre leur voix.

C’est ensemble que nous sommes les plus fort·e·s !
Nous ne sommes pas des robots programmables, nous sommes des ĂŞtres humains ! Mais le gouvernement veut nous faire travailler jusqu’à 64 ans minimum pour une retraite indigne. Cette rĂ©forme n’est qu’un prĂ©texte pour dĂ©truire notre système de retraite solidaire. Et pendant ce temps, les entreprises engrangent des bĂ©nĂ©fices records sans aucune contrepartie.
Le gouvernement prĂ©tend vouloir sauver notre système de retraite, mais il enlève les moyens de financement : la prime Macron, le dividende salariĂ©, les stocks-options. Si les femmes Ă©taient payĂ©es autant que les hommes, il y aurait plus de cotisations et aucun problème de financement. Mais au lieu de prendre des mesures pour l’Ă©galitĂ© salariale, le gouvernement continue de mettre en place des rĂ©formes antisociales, et financer l’absurde entĂŞtement Ă rĂ©duire la participation des entreprises au finances publiques.
Nous avons le droit Ă une retraite dĂ©cente après avoir consacrĂ© des milliers d’heures Ă notre travail, rĂ©solu des problèmes technologiques complexes, et nous ĂŞtre adapté·e·s Ă chaque nouvelle innovation, souvent dans l’urgence et sous la pression. Nous mĂ©ritons une retraite qui nous respecte et qui nous permette de profiter de notre vie en dehors du travail.
Depuis octobre 2022 nous alertons par tous les moyens à notre disposition. Depuis janvier 2023, nous appelons tou·te·s les informaticien·ne·s à faire grève avec nous pour montrer au gouvernement que nous ne sommes pas des robots. Et nous continuerons à le faire ! Nous exigeons un système de retraite qui nous prenne en compte, qui respecte notre expertise et qui nous permette de vivre notre vie en dehors du travail.
Ensemble, nous pouvons faire entendre notre voix et montrer que les informaticien·ne·s sont des êtres humains, pas des machines programmables. Ensemble, organisons des journées de grève et de mobilisation à Sopra Steria ! Montrons au monde que les informaticien·ne·s méritent une retraite digne de ce nom !
Rien n’est écrit d’avance, le 53ᵉ congrès de la CGT l’a encore démontré. Du 27 au 31 mars dernier, il a aussi démontré l’importance de la démocratie dans notre organisation, et la force que nous donnons aux débats, pour preuve les 5700 amendements apportés par les syndicats au texte d’orientation.
À la CGT, nos débats ne sont pas à l’image des ambiances feutrées, au coin du feu dans un salon aux murs couverts de tableaux de chasse, nous ne chauffons pas un Armagnac au creux de la main en pérorant sur l’état du monde. À la CGT nos idées sont défendues par les camarades avec toute la force de leurs convictions, et cela peut amener à des débats houleux. Mais au final nous sommes toutes et tous réunis dans un même combat : pour les salaires, les conditions de travail dignes, la lutte contre le capital. Le nouveau bureau, avec à sa tête Sophie Binet, aura la lourde tâche de soutenir les syndicats CGT partout en France, dans leur immense diversité. Le syndicat CGT Sopra Steria lui renouvelle son entière confiance.
Nous n’avons pas pour habitude de rĂ©pondre Ă des syndicats inutiles, et leurs petites attaques ne nous affectent pas. Cependant la communication de fĂ©vrier du syndicat maison Traid-Union nous a semblĂ© nĂ©cessiter une rĂ©ponse.
Le syndicat maison Traid-Union, rĂ©putĂ© proche de la direction, n’est pas un dĂ©butant en dĂ©tournement d’information pour s’auto-glorifier. Son dernier petit coup d’éclat fut de vouloir accuser les syndicats nationaux d’ĂŞtre subventionnĂ©s.
Tout d’abord, ce n’est pas un scoop. Les centrales syndicales Ă reprĂ©sentativitĂ© nationale sont subventionnĂ©es, notamment au titre du paritarisme. Pour rappel, ces subventions sont un mĂ©canisme qui a Ă©tĂ© mis en place par l’État lui-mĂŞme pour permettre aux corps intermĂ©diaires de lutter contre l’arbitraire de ce mĂŞme État. C’est une protection contre lui-mĂŞme en quelque sorte. Mais cette protection a tendance Ă diminuer au fil des annĂ©es, et pourrait disparaĂ®tre rapidement, au dĂ©triment des travailleurs et de la sociĂ©tĂ© (considĂ©rez les saillies rĂ©centes du Ministre de L’intĂ©rieur vis-Ă -vis de la Ligue des Droits de l’Homme). Pour parler de ce que nous connaissons – la CGT – les subventions annuelles Ă la ConfĂ©dĂ©ration sont d’environ 20 millions d’euros, Ă rapporter Ă ses 560.000 syndiqué·e·s, Ă toutes ses activitĂ©s de solidaritĂ© et d’accueil, Ă ses colloques, ses parutions et ses formations, Ă sa prĂ©sence internationale, etc. Les comptes de la ConfĂ©dĂ©ration sont validĂ©s tous les ans, et rendus publics.
Qui peut dire que les 500.000€ annuels de jetons de présence, partagés par les 5 administrateurs salariés de Sopra Steria, dont deux de Traid-Union, aient la même efficacité sociale et sociétale que la CGT ? Le syndicat CGT SopraSteria ne reçoit aucune subvention, et comme la loi l’y oblige, publie ses comptes annuellement au Journal Officiel, après validation par une Assemblée Générale. Qu’en est-il de Traid‑Union ? Affaire à suivre…













