La direction de l’UES Sopra Steria a signé un nouvel accord sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) pour 3 ans.
Cet accord s’inscrit dans la démarche « People Dynamics », avec un gros discours sur l’IA, le cloud, la data, la cybersécurité et le Green IT.
Sur la forme, l’accord ressemble à ce qui se fait dans les grandes ESN :
- référentiel métiers,
- typologie des emplois (émergents, en tension, sensibles, durables),
- comité Emplois & Parcours,
- commission de suivi avec les organisations syndicales,
- plan de développement des compétences sur 3 ans, portail de mobilité interne annoncé pour 2026.
Mais comme dans beaucoup d’accords GEPP, le texte reste surtout un outil de pilotage RH au service de la stratégie de l’entreprise :
- très peu de droits opposables pour les salarié-e-s,
- pas d’engagement chiffré sur les formations,
- pas de garanties de reclassement en cas de métier « sensible »,
- aucune protection contre les licenciements économiques.
Pour la CGT, la vraie sécurisation des parcours suppose autre chose :
- un droit effectif à la formation et à la reconversion sur le temps de travail, avec maintien du salaire, pour tous les métiers jugés « sensibles » ;
- des règles claires et protectrices sur la mobilité interne, sans pressions ni mobilités forcées ;
- l’engagement de traiter l’intercontrat comme un temps de formation et de requalification, et non comme une antichambre de sortie ;
- la priorité aux emplois stables, aux embauches en CDI et au maintien dans l’emploi, plutôt qu’aux plans de productivité et à la sous‑traitance






