Les violences sexistes et sexuelles touchent toutes les femmes quelques soient leurs positions hiérarchiques ou leurs milieux professionnels.
Elles prennent plusieurs formes : propos misogynes, harcèlement et agressions sexuelles, viols….
Pour la CGT, le combat contre ces violences est un combat syndical et doit être un combat de tous les jours. Les violences contre les femmes résultent d’un processus de domination qui assigne les individus à leur genre. Les rapports hommes-femmes doivent avoir comme fondement la liberté : une femme libre, signifie aussi un homme libre.
La CGT lutte contre tout système de domination et contre toutes les discriminations. les salariées Sopra Steria doivent se saisir de ce sujet mais d’abord de quoi parle-t-on ?
- AGISSEMENT SEXISTE :
L’agissement sexiste se définit comme tout agissement lié au sexe d’une personne. Comme par exemple dire à une salariée qu’elle ne sera pas capable n’animer une réunion avec le client car il faut un homme en face de lui.
- HARCÈLEMENT SEXUEL :
Dans le Code pénal, le harcèlement sexuel se caractérise par le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste :
• Qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant ;
• Ou qui créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
La définition du harcèlement sexuel dans le Code du travail (Article L. 1153-1 ) ne comprend pas la notion de sexisme, qu’un autre article du Code du travail
Interdit (Article L. 1142-2-1 ).
- HARCÈLEMENT ENVIRONNEMENTAL
Le harcèlement sexuel peut consister en un harcèlement environnemental ou d’ambiance (photos pornographiques sur les écrans ou affiches), où, sans être directement visée, la victime subit des provocations et blagues obscènes ou vulgaires qui lui deviennent insupportables.
- VIOL :
Alors que le harcèlement sexuel et l’agression sexuelle sont des délits, le viol est un crime.
Il existe d’autres formes de violences sexistes et sexuels qui sont bien définis et encadrées par la loi, on cite :
- OUTRAGE SEXISTE
- RAID
- UPSKIRTING
- VIOLENCES CONJUGALES
COMMENT AGIR EN CAS DE VIOLENCES ?
- le Code du travail encourage les témoignages des victimes, même si elles ne disposent pas, ou pas encore, d’éléments de preuve du harcèlement sexuel. Il faut simplement qu’elles soient de « bonne foi »
- Le rôle du collectif du travail est important : En cas de doute, et face à une collègue que nous voyons en difficulté professionnelle, il faut oser aborder le sujet et pour aider la victime, le collectif de travail doit prendre le contre-pied de la stratégie de l’agresseur.
- Saisir l’employeur :
Quelque soient les violences sexuelles et sexistes, l’employeur doit respecter son obligation générale de sécurité (physique et mentale), les victimes et témoins sont protégé·e·s dans leurs témoignages.
En matière de harcèlement sexuel, il existe des dispositions spécifiques. L’article L. 1152-2 du Code du travail prévoit de protéger la victime et les témoins de harcèlement moral et par analogie cela s’applique aux cas de harcèlement sexuel (les jurisprudences du harcèlement moral et du harcèlement sexuel en droit du travail étant généralement interchangeables).
- Droit d’alerte des IRP :
Il est recommandé d’utiliser le droit d’alerte systématiquement dès la connaissance de faits de violences ou de harcèlement.





