IL EST MAINTENANT TEMPS DE PARTIR !

Le gouvernement, par l’intermédiaire de son préfet de région, en Occitanie, organise délibérément le
chaos et le désordre depuis de nombreuses semaines.
Après des manifestations émaillées de nombreuses violences, le 17 octobre dernier, à Toulouse, sur
le parcours déclaré, la Police a attaqué le carré de tête du cortège syndical, à coup de tir de grenade
de désencerclement. 4 des principales dirigeantes syndicales, blessées, avaient dû être évacuées.
Nous tenions le préfet et son chef direct, le 1er ministre, pour directement responsables des ordres
qui ont été donnés à la police, celle-ci n’agissant que sur instruction.
La préfecture avait alors parlé « d’erreur de tirs », mais sans pour autant présenter des excuses envers
les camarades blessées. Nous n’en attendions pas d’ailleurs, mais c’est une honte venant d’un
représentant de l’Etat, si nous considérons que l’Etat ne soit pas encore complétement déconnecté
du pouls de la rue.
Le 4 novembre, le préfet de région a, en interdisant le parcours déposé par l’intersyndicale, à
nouveau, tout mis en oeuvre pour que la manifestation bascule dans la violence, faisant fi des
revendications légitimes des travailleurs.euses, privé.es d’emploi, retraité.es et jeunes.
Au risque de créer un drame qui masquerait le mouvement social, la stratégie est limpide : les
objectifs sont d’invisibiliser la manifestation et de reléguer les revendications légitimes des
travailleurs.euses, des privé.es d’emploi, des retraité.es et des jeunes, au second plan de l’actualité.
Le départ du cortège se situait bien au lieu indiqué sur la déclaration de parcours posé par
l’intersyndicale. Les forces de l’ordre ont fait en sorte que le cortège ne puisse jamais démarrer,
bloquant toute possibilité d’avancer mais également de se retirer du cortège …
L’ordre a été donné de frapper, à nouveau, le cortège syndical. Le nombre de vidéos ne laissent
souffler aucun doute sur la violence gratuite de la part des forces de l’ordre, à l’encontre de militants
et manifestants pacifiques ! Nous amenons tout notre soutien aux camarades violentés et blessés !
La démocratie est réellement mise en danger. A qui profite le crime ? Tout cela fait le lit du RN et
participe à la montée des idées d’extrême droite !
Le préfet de la région Occitanie obéit aux ordres de son ministre de tutelle. Nous ne pouvons
reconnaître qu’à ce dernier le fait qu’il a posé sa démission auprès du Président de la République à la
suite des violences lors des journées de mobilisation.
Le préfet de région Occitanie devrait à minima avoir la même réaction et un minimum de dignité en
posant sa démission ! Nous en doutons fortement, mais rêver ne fait pas de mal.
Ce qui est certain, c’est qu’aucune violence ne fera reculer le mouvement social puissant, bien au
contraire ! Plus de 155 000 personnes ont manifesté en Occitanie ce 5 novembre. Pour la plus grande
majorité des manifestations, elles se sont déroulées dans des conditions de calme, de détermination
et de dignité. Le gouvernement doit entendre cette colère et les revendications légitimes, sur les
augmentations de salaires, le prix des loyers, le prix du carburant, le prix pour se nourrir, etc … !
Les 13 Unions Départementales réunies ce jour expriment au préfet de région Occitanie qu’il est
temps de partir. Elles exigent également l’arrêt immédiat de la mise à disposition de la police au
service du grand capital et la réhabilitation du droit constitutionnel de manifester librement !
Pour les 13 Secrétaires générales et généraux
d’Unions départementales CGT d’Occitanie,
Le Secrétaire régional CGT Occitanie,
Lionel PASTRE
Toulouse,
Le 6 novembre 2026

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